I   1944-1948   I

I   1948-1968   I

I   1968-2003   I

I   2003-2014   I

I PREAMBULE  I

"Depuis leur création le 08 décembre 1944, les compagnies républicaines de sécurité occupent une place prépondérante dans le dispositif de la Police nationale.

 

Forces républicaines au service d’un État garant des libertés et du bon fonctionnement des institutions, elles contribuent activement aux missions régaliennes de sécurité.

 

Forces civiles placées sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur, les CRS forment depuis 1948 la réserve générale de la Police nationale.

 

Forces mobiles, elles concourent sur l’ensemble du territoire au maintien de l’ordre, à la protection des personnes et des biens tout en assurant des missions spécialisées de surveillance et de secours sur les routes, les plages et en montagne."

 

                                                                                                   Directeur central des CRS

 

A l’issue de la guerre, l’ensemble des forces de l’ordre est mobilisé.

Il faut réaffirmer la souveraineté de l’état et maintenir la cohésion nationale.

 

En l’absence d’unités militaires encore engagées dans les combats sur le front de l’Ouest, le général de GAULLE a besoin d’une force efficace, loyale et disponible en métropole et outre-mer.

 

C’est dans ce contexte que le gouvernement provisoire a créé par un décret du 8 décembre 1944 les Compagnies Républicaines de Sécurité.

 

Le 7 mars 1945, le décret sera confirmé par une ordonnance signée du général de GAULLE, chef du gouvernement provisoire.

Les 70 compagnies sont réparties au sein de 20 groupements régionaux.

 

Dans les années cinquante, les CRS voient leurs missions se diversifier au-delà du strict maintien de l’ordre pour assurer la police de la route, le secours en montagne et la surveillance des plages.

Dans le cadre de l’étatisation de la police des départements d’outre-mer, la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion se voient affecter chacun un détachement de fonctionnaires des CRS.

 

La crise algérienne

 

Prises dans la tourmente du conflit algérien, les CRS, d’une loyauté indéfectible envers les institutions, paient un lourd tribut sur le terrain. Leur action et leur présence empreintes de sang froid et d’un grand souci de légalité républicaine renforcent leur image aux yeux de l'Etat et de la communauté internationale. Ainsi le 23 avril 1952, trois compagnies de CRS (Sancerre, Nancy et Lannemezan) sont déployées dans les départements d’Algérie.

 

1952 \\ Attribution du drapeau des CRS par décret en date du 15 octobre 1952.

Le drapeau est confié à tour de rôle à chaque groupement qui en assure la garde pendant un an.

 

La police de la circulation routière

 

1953 \\ Par circulaire, les Brigades Routières Motocyclistes sont intégrées dans les CRS. Elles deviennent des éléments organiques appelés « Pelotons Motocyclistes ».

 

Le secours en montagne

 

1955 \\ Création du CNEAS (Centre National d’Entraînement à l’Alpinisme et au Ski) suivie de la formation de 4 sections de montagne à Grenoble, Nice, Perpignan et Lannemezan.

 

Le secours en mer

 

1958 \\ Apparition sur les plages bretonnes des 38 premiers Maîtres Nageurs Sauveteurs des CRS.

 

Années 60 \\ Évolution de la police de la circulation routière.

Officialisation de la mission autoroutière sur les autoroutes de dégagement. En 1964, les pelotons motocyclistes font place aux sections motocyclistes dans chaque compagnie.

La même année, les jeux olympiques d’hiver de Grenoble donnent à ces unités spécialisées l’occasion de confirmer leurs compétences dans la gestion des grands événements, savoir-faire qu’elles ne cesseront de démontrer par la suite.

 

A Paris et en province, les CRS déplorent 656 blessés dans leurs rangs, dont 144 ont dû être hospitalisés.

 

Depuis cette période, la réputation du maintien de l’ordre à la française auprès des états étrangers s’affirme.

La technicité des CRS est internationalement reconnue.

1968 \\ Les événements de mai 1968 projettent les CRS sur le devant de la scène médiatique.

 

 

Les années 70 débutent dans un climat de violence politique imputable à de nombreux mouvements extrémistes qui agitent les milieux étudiants, les petits commerçants, les viticulteurs et les agriculteurs.

 

Le monde ouvrier connaît aussi de sérieuses tensions.

Les unités CRS doivent gérer des situations difficiles avec des manifestations de masse (Renault Flins, Lip, Montredon, SKF, marins pêcheurs de Rennes).

 

1975 \\ A Bastia dans la nuit du 27 au 28 avril, au cours d’une fusillade, le brigadier CASSAR de la CRS N°46 décède.

 

1975 \\ A Montredon, le 4 mars, la CRS N°26 Toulouse est prise en embuscade. Le commandant LE GOFF est tué et 19 fonctionnaires sont blessés par balle.

 

1980 \\ Dans l’Isère, le 28 décembre, une cordée d’agents de montagne dévisse à la cascade des Moulins. L’aspirant guide CAUX, les premiers de cordée GUIGUES, MARIE QUENTIN et DARRENT trouvent la mort dans cet accident.

 

Années 90 \\ Des événements comme le bicentenaire de la Révolution, les Jeux olympiques d’Albertville en 1992, le cinquantenaire du débarquement allié en 1994, la coupe du monde de football en 1998 nécessitent le déploiement de 30 à 40 unités par jour pour garantir le bon déroulement de ces événements.

 

1994 \\ Devant l’exceptionnelle violence des agressions subies par les CRS à Rennes à l’occasion d’une manifestation de marins pêcheurs, le service central des CRS engage une réflexion sur les matériels de protection et les dispositifs tactiques à mettre en œuvre.

 

La montée régulière de la délinquance, et les troubles récurrents constatés dans les banlieues des grandes agglomérations, incitent les autorités à utiliser les CRS différemment en faisant évoluer leur doctrine d’emploi vers des missions de sécurisation et de lutte contre les violences urbaines.

 

Toute l’expérience acquise associée aux méthodes de commandement, ainsi qu’à l’emploi des matériels complexes, ont permis aux Compagnies Républicaines de Sécurité d’atteindre un professionnalisme qui constitue une référence pour de nombreuses polices étrangères.

2003 \\ Le Service Central des CRS devient la Direction Centrale des CRS

La place des unités est ainsi confortée dans le paysage policier.

 

2004 \\ Féminisation du corps

 

• Une dizaine de jeunes femmes s’oriente dès leur sortie d’école vers les compagnies autoroutières.

 

• Une femme lieutenant de Police est également affectée en qualité de chef de section dans une unité de maintien de l’ordre.

 

• Une femme commissaire principale assure les responsabilités de directeur zonal adjoint à Metz.

UNE NOUVELLE ORGANISATION TACTIQUE

UNE NOUVELLE ORGANISATION TACTIQUE

Système vidéo S.A.R.I.S.E

La zonalisation des unités des CRS permet d’apporter aux services territoriaux un appui efficace et adapté à la lutte contre la délinquance et les violences urbaines.

 

Pour atteindre cet objectif, la Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité s’est dotée de nouvelles organisations techniques et tactiques : protections individuelles, Section des Moyens Spécialisés, système vidéo S.A.R.I.S.E.

Cette évolution constante permet de garantir un haut niveau de technicité dans la gestion démocratique des foules (émeutes de 2005, Villiers-le-Bel, et récemment, manifestation des bonnets rouges).

IMPLICATION DES CRS DANS LES ZONES DE SÉCURITÉ PRIORITAIRES

Les zones de sécurité prioritaires sont des territoires ciblés dans lesquels des actes de délinquance ou d’incivilités sont enracinés.

Elles concernent tant des cités sensibles soumises à des violences urbaines, des centres-villes, que des zones périurbaines ou rurales.

 

Ainsi, depuis septembre 2012, l’action conjointe de tous les services de police, en optimisant les moyens mis en œuvre, permet de renforcer le lien opérationnel et d’adapter au mieux les dispositifs aux différentes formes de délinquance.

 

Enfin, pour mieux faire face aux nouvelles menaces les équipements et moyens des personnels sont en constante évolution.

En 2004, les unités autoroutières sont réorganisées pour devenir des Compagnies Républicaines de Sécurité autoroutières autonomes.

 

Au nombre de 9, elles ont en charge la surveillance des axes de dégagement des grandes agglomérations.

 

Les Unités Motocyclistes Zonales concourent quant à elles à la sécurité routière sur les grands axes routiers du territoire, mais aussi à la lutte contre la délinquance en milieu urbain.

Fortes de leur expérience dans le domaine de la surveillance des lieux de baignade, du secours en montagne et de l’appui logistique dont elles disposent, les compagnies républicaines de sécurité se voient confier l’organisation de certaines structures à destination des jeunes.

Dans le cadre d’une politique de prévention, les CRS participent directement à plusieurs structures de sensibilisation des risques :

 

• Une piste motocycliste

• Des pistes locales d’éducation routière

• Une piste de conduite rurale

• Un rocher d’escalade

Les agents montagne affectés dans les deux compagnies sont des spécialistes incontestés du secours. Leurs missions s’articulent autour de plusieurs points :

 

• missions de recherche et d’assistance

• missions de secours aux victimes

• actions de police générale aux abords des sites touristiques

• actions de prévention de la délinquance et aux risques de la montagne, auprès d’un large public

 

Dans le domaine policier, ils sont qualifiés pour apporter leur concours et leur savoir-faire aux différentes autorités, tant à l’occasion de missions propres de police que lors des missions d’assis- tance aux services spécialisés (Police Judiciaire, Police aux Frontières, Douane, etc.).

Ils sont également chargés d’assurer des patrouilles de surveillance sur les différents massifs montagneux.

La CRS N°1, est l’unique compagnie de CRS mise à disposition permanente du Service De La Protection. La Section Motocycliste d’Escorte (S.M.E) dépend de cette unité.

 

La CRS N°1 participe à l’ensemble des missions suivantes :

 

• sécurité des différents déplacements du Président de la République, du Premier Ministre, du Ministre de l’Intérieur ainsi que des membres du gouvernement

 

• protection rapprochée lors de la visite en France de Chefs d’États étrangers et autres personnalités sensibles

 

• sécurité des lieux de résidence des hôtes de la République française

 

• services d’honneur et de sécurité

Les personnels de police détachés en qualité de Nageurs Sauveteurs ont une double fonction :

• mission de sauvetage

• mission d’agent de police en collaboration avec les services territoriaux, pour la sécurité des vacanciers et la lutte contre la délinquance estivale.

 

Pour parvenir à ce haut degré de technicité, et être employés sur les plages, ces policiers doivent subir avec succès des épreuves de sélection très rigoureuses.

La Musique de la Police nationale, constitue une formation de prestige, dans les domaines protocolaires et culturels, dont le rayonnement contribue à porter l’image de la Police nationale et de la musique française en général, bien au-delà des frontières de l’hexagone. Placée sous la direction d’un Chef de Musique, elle comprend un Orchestre d’Harmonie et une Batterie Fanfare mais peut être aussi employée en petites formations musicales.

Textes : Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité

 

Photographies : DCCRS - DGPN SICoP

 

© 2014 Service d'Information et de Communication de la Police nationale SICoP