Les officiers de sécurité du SDLP, le service de la protection, ont fait le choix de déposer leur uniforme au vestiaire pour devenir des spécialistes de la protection rapprochée.

Entrez dans l'intimité des épreuves de recrutement de ce service d'exception.

 

19 heures

 

Oissel en Seine-Maritime, les candidats au recrutement du service de la protection, le SDLP, arrivent à l'école de Police. Ce soir, ils sont 59 policiers à se présenter pour les épreuves. Tous titulaires depuis au moins 3 ans, ils ont entre 27 et 45 ans. Il n'y a pas de limite d'âge pour postuler.

Ce sont des policiers de toute la France travaillant en police-secours, en BAC, des spécialistes de l'immigration clandestine, des CRS... Tous sont bien décidés à tout donner, pour devenir officiers de sécurité, spécialistes de la protection rapprochée.

Au-delà de leurs compétences de policier, ils ignorent pour l'instant tout de cette spécialité. Ce sont leurs capacités d'adaptation, de réaction, de gestion du stress et leur aptitude à travailler en équipe dans un environnement totalement inconnu, qui seront - rudement - mises à l'épreuve.

 

Après avoir attendu à l'extérieur devant une salle de cours, ils sont invités à entrer pour prendre les premières consignes.

Des candidats observés à la loupe

La cheffe d'état-major, une commissaire divisionnaire, leur souhaite la bienvenue et passe rapidement aux choses sérieuses : « Nous allons vous donner le programme, mais vous êtes d'ores et déjà en conditions d'examen. Pendant et en dehors des épreuves, vous serez constamment observés. Nous ne laisserons rien passer. Le programme est très chargé. Vous allez devoir vous organiser et ne rien négliger. La clé de la réussite pour ce recrutement, çe sera avant tout, votre sens de l'organisation ! »

 

Le ton est donné. Il n'y aura aucune place pour l'improvisation.

Tous très attentifs, ils sont déjà scrutés par les encadrants. Leurs tenues vestimentaires, la façon dont ils se tiennent assis sur leur chaise. Tout est observé par les 32 membres de l'équipe encadrante du SDLP : formateurs, hommes du groupe d'appui des hautes personnalités (GAHP), moniteurs sportifs, psychologues...

 

La cheffe de la formation, une capitaine de police, au SDLP depuis 10 ans prend le relais de la commissaire pour donner le programme de la semaine. Les groupes et sous-groupes sont détaillés, expliqués. Certains prennent des notes pour ne rien oublier. Et il ne faudra en effet rien oublier, sous peine d'être recalé.

 

 

 

Tempo soutenu : 11 épreuves à enchaîner sur 3 jours

 

 

Lundi, 6h25 précises, départ en bus pour le premier groupe qui partira au stand de tir à Rouen. À 7 h00, le second groupe aura rendez-vous sur la piste d'athlétisme pour le test d'endurance ( test Cooper ). L'après-midi, il faudra enchaîner le parcours d'habilité motrice ( PHM ), la boxe, la self-défense et la conduite de véhicule. Le lendemain, 6 h00 pour tout le monde, direction la piscine. Les entretiens psy l'après-midi, le parcours de stress dans la soirée. Mercredi, les candidats seront évalués en anglais et en informatique. Une épreuve orale face au jury clôturera les épreuves.

 

Tout est minuté. Il n'y aura pas de seconde chance pour les retardataires ou les étourdis. Les nuits seront courtes, les journées longues et éprouvantes. La récupération, l'un des maîtres-mots de ce service sera déjà mise à rude épreuve pendant cette semaine de recrutement.

Les candidats doivent être prêts à répondre présent, à n'importe quel moment. Les voilà déjà un pied au service de la protection. Être réactif, toujours disponible, même la nuit. C'est le quotidien de l'officier de sécurité et c'est ce qui attend les meilleurs d'entre eux.

 


« Ceux qui n'auront pas la moyenne demain soir, ne resteront pas avec nous. Ces éliminations peuvent arriver n'importe quand.

Bonne chance à tous. »

7h00 : l'épreuve d'endurance

 

Après une nuit très courte, blanche pour certains, les candidats se retrouvent sur la piste d'athlétisme de l'école.

Le soleil n'est pas encore levé. Il fait froid, presque zéro. Le réveil musculaire va être difficile.

 

L'épreuve d'endurance, le test Cooper, se met en place. La règle est simple, il faut courir la plus grande distance possible pendant 12 minutes. Comme pour toute épreuve physique, l'échauffement est de rigueur. Les coureurs trottinent dans le froid.

Un nom, un dossard jaune, le premier groupe se positionne pour le départ. La main sur leur montre chronomètre, les coureurs ont les yeux rivés sur le moniteur qui s'apprête à donner le départ :

 

« Donnez le meilleur de vous même ! Prêts ? Top !! »

 

 

C'est parti pour 12 minutes d'effort intense.

Les premiers donnent un rythme soutenu à la course. Les profils les plus sportifs se détachent, la cadence s'accélère. Chacun donne le maximum. Les tours de piste s'enchaînent sous les encouragements des encadrants.
Un premier coup de sifflet annonce la dernière minute de course. Certains puisent dans leurs ressources pour accélérer. Il faut atteindre le prochain plot pour gagner quelques mètres et quelques points.

Le sifflet final retentit, c'est une libération pour les plus lents. Douze minutes c'est très long...

 

Les meilleurs ont parcouru 3500 mètres, un dix-neuf sur vingt assuré. Les calculs se font sur place. Les notes oscillent entre six et dix-neuf mais le niveau général est bon, les moniteurs ont le sourire. Ça promet une suite très intéressante sur le plan physique et sportif. Sans perdre un instant, le second groupe prend place sur la piste.

 

Le Cooper tout juste terminé, les candidats passent à l'épreuve suivante : le tir. Juste le temps d'une douche avant de sauter dans le bus qui les emmène au stand de tir, au commissariat de Rouen. La veille, le rythme des épreuves était annoncé soutenu lors du briefing, c'est bien au-dessus de ce qu'ils pouvaient imaginer.

 

9h00 : le tir

Le stand de tir au sous-sol du commissariat accueille les candidats.  A peine remis du test d'endurance, il faut se concentrer pour tirer vite, et surtout, tirer juste. Seuls les impacts dans la « bouteille » seront comptabilisés et tout tir en dehors du temps imparti leur enlèvera des points.

Mais la notation n'est pas uniquement une affaire de points et d'impacts dans la cible. Ici aussi, tout est observé.

Chaque candidat est suivi par un moniteur de tir, placé juste derrière son épaule. La moindre faute de sécurité pendant l'exercice est notée sur sa fiche en observation. Elle peut exclure définitivement le candidat.

 

Gilet pare-balle sur le dos, pistolet automatique à la ceinture, les quatre premiers tireurs s'avancent sur la ligne des 20 mètres. Ils ont 1 minute pour tirer 10 cartouches. Cette première série repose sur la concentration, c'est un tir de précision. Un moniteur annonce le début de l'épreuve.

 

 

 

« Pour un tir de 10 cartouches, mettez vos armes en service. Au coup de sifflet, débutez le tir. »

 

Les cibles de tir : un moniteur compte les impacts dans la "bouteille" et le rectangle central.

Faites descendre et monter lentement la page pour voir le départ de coup lors du tir de précision à 20 mètres.

Vitesse du projectile : 350 m/s en moyenne

L'épreuve s'intensifie avec la série suivante qui mêle vitesse, course, manipulation, rechargement et tir. Une minute trente pour effectuer des aller-retours entre la ligne de tir à 7 mètres et les cartouches posées au sol à 20, 17, 15, 12 et 10 mètres.

Au stress de l'épreuve se rajoute la montée d'adrénaline de l'effort physique. Un cocktail qui fait rapidement vaciller certains.

Tout va très vite, les mouvements se font hésitants pour quelques-uns, là où d'autres affirment leur maîtrise de l'arme et leur parfaite gestion de l'effort.

 

La dernière série fait légèrement retomber la pression. L'arme est tenue à une main, c'est un tir de « réaction » à dix mètres. Trois secondes pour mettre deux cartouches au centre de la cible.

 

Le coup de sifflet final retentit : « Tireurs, mettez vos armes en sécurité. » Le bruit métallique des culasses résonne dans le stand. Ces manipulations sont réalisées, toujours sous l’œil attentif des moniteurs. Aucune erreur n'est relevée. Tout le monde se dirige vers les cibles pour les résultats. La pression retombe.

 

Le meilleur candidat obtient 17,5. Malgré cette bonne note, il affiche une certaine déception « Je suis un très bon tireur habituellement. Je suis un peu déçu... J'aurais pu mieux faire. Les épreuves ne sont pas terminées, mais je comptais sur le tir pour ramasser un maximum de points. »

 

Les candidats sont très motivés. Certains se préparent aux épreuves depuis plusieurs mois. La déception apparaît lorsqu'ils ne parviennent pas aux objectifs qu'ils se sont fixés, même en obtenant un 17,5 sur 20.

Lui, digérera sa déception pendant la pause de midi.

 

13 heures : parcours d'habileté  motrice, boxe et self-défense

L'après-midi se poursuit, avec encore, de l'effort physique. Le parcours d'habileté motrice ( PHM ), les épreuves de combat et de self-défense attendent les candidats.

 

Le « P-H-M », trois lettres que connaissent bien tous les policiers. Cette épreuve est un incontournable dans la maison Police, passage obligé pour tous les concours.

Une épreuve de plus à ne pas prendre à la légère. La note peut vite se transformer en un zéro pointé. Les candidats ont tous à l'esprit qu'une moyenne globale inférieure à 10 les conduira irrémédiablement vers la sortie.

 

Les moniteurs de la formation font entrer les deux premières candidates,  « Le chronomètre démarre dès que vous posez les mains sur le medecine-ball (ballon lesté) pour les pompes... » .

Après une grande respiration, la candidate s'avance d'un pas décidé, s'équilibre sur le ballon lesté pour la première série de pompes.

Il faut ensuite franchir les haies, traverser la poutre, ramper, courir, sauter, faire des tractions, refaire des pompes... Puis enfin, traverser le gymnase avec son collègue sur le dos. Encouragée par les moniteurs, la candidate puise au fond d'elle-même pour le sprint  final.

Un vrai parcours du combattant ce fameux « P-H-M ».

Le meilleur candidat le réalisera en une minute et trente secondes. D'autres auront zéro, faute d'avoir réalisé les pompes...

 

Dans le couloir, l'attente est longue. Le stress se gère différemment selon les candidats. Certains s'échauffent en silence. D'autres sont assis par terre, prostrés, ils se repassent le film du matin dans leur tête. Le doute est perceptible, les visages sont fermés.

Plus loin, des petits groupes se sont constitués, les discussions vont bon train. Les pensées se verbalisent « Tu penses qu'ils vont en prendre beaucoup ? Ils ont besoin de monde là... » Un autre répond, « j'ai entendu quelqu'un dire 60. Il y aurait 60 postes à pourvoir. Nous sommes 180 candidats au total sur les 3 semaines... »

Les rumeurs se mêlent à l'angoisse de ne pas être retenu, de ne pas être à la hauteur.

Chacun y va de sa petite anecdote pour tenter d'évacuer le stress, mais les conversations s'interrompent brusquement. Le chef du GAHP et son adjoint passent dans le couloir du gymnase. En tenue d'intervention, ils arborent les couleurs du groupe d'élite sur le bras et l'inscription GAHP dans le dos.
Les candidats sont impressionnés, l'admiration se lit dans leurs regards.
Les numéros 1 et 2 du GAHP se dirigent vers les dojos où auront lieu la boxe et la self-défense. Une pression supplémentaire pour les candidats...

 

L'épreuve du « PHM » terminée, il faut changer de salle et sortir le matériel de boxe. Gants, protège-dents et jambières. Ce n'est pas trop pour la suite.

Une dizaine de candidats s'équipe et s'échauffe. Le chef du GAHP les interrompt pour donner le déroulé des épreuves. Ce commandant de police est aussi instructeur de Krav-Maga ( sport de combat rapproché ). Pendant 7 ans, il a mis ses compétences au service du groupe de sécurité de la Présidence de la République du SDLP. Depuis 2012, il a la responsabilité et le commandement du GAHP.

Nordine, un moniteur, prend le relais pour les consignes de l'épreuve de boxe. Il connait très bien son sujet. Ce multiple vice champion du monde de « full-contact » pratique aussi la boxe française au niveau international. Les candidats savent que le jury de cette épreuve est composé de plusieurs experts en sport de combat.

« On vous demande de vous donner. Pas de faire semblant. Les tricheurs et tricheuses n'ont pas leur place ici. Vous êtes prévenus ! Le premier binôme pour la boxe, dans 5 minutes sur le tapis, prêt à combattre. Les autres, échauffez-vous. Nous vous appellerons. »

 

L'avertissement est clair et résonne comme un écho du briefing de dimanche soir. Même si les intervenants se succèdent sur les épreuves, ils relayent tous le même message, sur le même ton.

 

L'épreuve de boxe commence. Comme sur le « PHM », les femmes ouvrent le bal.  2 minutes de boxe française, le « pieds-poings » comme ils disent. Les examinateurs, très attentifs, attendent de la combativité.

Le niveau technique est certes évalué, mais ce n'est pas ce qui prime aux yeux des moniteurs :

 

« Nous voulons voir de l'engagement sur le tapis. Si un candidat à un bon niveau technique, il doit faire un combat maîtrisé. Sans niveau technique, il ne doit pas subir et faire face. Voilà ce qui compte à nos yeux : l'engagement. »

 

Le premier combat débute. L'enchaînement de coups est maladroit. Ce ne sont pas des boxeuses, mais l'engagement est bel et bien là. Aucune ne recule. Au bord du tapis, les moniteurs observent et notent tout. La psychologue, aussi présente, est très attentive à l'attitude de chacune.

Les deux minutes sont écoulées, la satisfaction se lit sur le visage des encadrants. Il y a eu de l'engagement. Elles ont livré ce qu'ils attendent.

 

Une minute de repos, à peine le temps d'enlever les gants pour boire et c'est reparti pour deux minutes, uniquement avec les poings.

Ça souffle fort, l'effort est intense et ce n'est pas terminé. L'épreuve se termine avec le combat au sol, encore deux minutes, les plus éprouvantes.

A genoux, elles s'équipent de vestes de kimono pour se faire face une dernière fois. Dans ce dernier atelier, le chronomètre s'arrête dès qu'une immobilisation est réalisée. Les deux minutes semblent interminables. L'effort est intense. « Stop ! Fin de combat ! »

Les voilà libérées, elles ramassent leurs affaires et s'empressent de rejoindre l'autre salle pour l'épreuve de self-défense. A peine le temps de souffler. Elles quittent le dojo, toujours au pas de course, laissant derrière elles le bruit des coups des autres combats déjà entamés.

« Soyez prêts, motivés et montrez-nous ce que vous valez. »

L'épreuve suivante, la self-défense, se déroule donc sous l’œil du chef du GAHP qui explique « Pour cette épreuve, vous êtes à tour de rôle, l'officier de sécurité puis l'agresseur. Votre VIP se fait attaquer vous devez réagir rapidement. »

Les situations écrites sur des papiers plastifiés sont tirées au sort par les candidats. La première scène est une attaque au couteau en diagonale intérieure sur le VIP, l'officier de sécurité se positionne en flanc droit.

La difficulté de cet atelier, c'est d'être en mesure d'adapter les techniques de défense avec une tierce personne à protéger : le VIP.

 

« Il faut s'adapter rapidement à la situation d'agression. Avec le stress et la fatigue, les candidats réagissent différemment. Faire preuve de discernement, c'est une capacité qui doit ressortir ici. » confie le chef du GAHP.

 

Les mises en situation s'enchaînent. Flanc droit, élément avancé... Le vocabulaire technique de l'officier de sécurité est déjà dans l'esprit des candidats. C'est aussi un élément d'observation pour les encadrants : « La façon dont les candidats se préparent à ces épreuves est révélateur de leur motivation à nous rejoindre » souligne le commandant.

Les plus motivés prennent contact avec le service avant les épreuves pour obtenir des informations pratiques. Il n'y a aucune contre-indication pour le faire. C'est la meilleure façon d'affiner leur préparation mais tous ne le font pas.
Pour leur préparation physique, certains vont jusqu'à prendre des cours particuliers pour travailler leurs points faibles, notamment en natation, l'une des épreuves les plus redoutées de ce recrutement.

 

 

Cette première journée a été très éprouvante pour les candidats. Les problèmes physiques commencent pour certains. Le doute s'installe pour d'autres. Ce soir, ils savent qu'ils peuvent recevoir le SMS qu'ils redoutent tous. La soirée sera longue.

Lundi soir, premier bilan et premières éliminations

 

L'équipe encadrante se réunit dans une salle de cours pour le calcul des moyennes et le premier bilan.

La sentence tombe, 17 candidats n'ont pas la moyenne, ils ne pourront pas poursuivre. C'est sans appel !

 

Il faut leur annoncer la mauvaise nouvelle, ça ne laisse personne indifférent. Le recrutement est aussi très éprouvant pour les encadrants. L'organisation des épreuves nécessite un investissement personnel et tous espèrent avoir des candidats à la hauteur de leurs attentes.

La barre est haute mais pas infranchissable avec un bon entraînement, ils le savent tous.

 

 

Pas de surprise pour l'équipe des psychologues

 

Pour l'instant, il est presque 22 heures, l'ambiance est pesante dans la petite salle. Tout le monde est là. Les psychologues sortent leurs notes. Elles ne semblent pas très surprises par les résultats. Pour comprendre leur réaction il faut remonter une semaine en arrière. Avant les épreuves pratiques à Oissel, les candidats passent en région parisienne pour y subir l'épreuve psychotechnique. Pendant 2 heures et demi, ils sont confrontés à une batterie de tests. A l'issue, les résultats sont interprétés, passés au crible par l'équipe des psychologues des ressources humaines de la Police. Ces tests sont spécifiques au service de la protection.

 

Contrairement à d'autres recrutements, où les candidats ne sont évalués que sur des capacités pendant un temps très court, ils sont ici, approchés au plus près de ce qu'ils sont pendant plusieurs jours.

 

« Les test psychotechniques nous donnent un premier éclairage sur les candidats. Ils sont un point d'entrée. » confie l'une d'entre elles.

 

« Notre rôle est de confirmer ou d'infirmer les résultats de ces tests en observant les candidats sur l'ensemble des épreuves. Nous cherchons toujours à objectiver nos observations pour ne pas être dans de l'approximatif. »

Camille, psychologue.

Les premiers arrivés entrent dans la salle de cours. Tous debout, les encadrants ont les bras croisés sur la poitrine. La commissaire prend la parole, elle délivre le verdict :

 

 

« Vous avez tous été très combatifs. Nous vous félicitons pour vos efforts. Mais, malheureusement, ce n'est pas suffisant pour poursuivre les épreuves. Vous êtes en dessous de la moyenne. Je vous invite à vous représenter avec une meilleure préparation. »

 

La déception est immense, à la hauteur de leur motivation pour rejoindre ce service. Les nerfs lâchent un peu, quelques larmes s'échappent. Tous restent muets, un peu sonnés par l'annonce.

Le groupe quitte la salle en silence.

 

Demain, les épreuves se poursuivent avec la natation, la conduite de véhicule et le parcours de simulation. La nuit sera longue pour les candidats toujours en lice.

 

A suivre...

 

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REMERCIEMENTS

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Le chef du service de la protection (SDLP), la cheffe d'état major, le groupe de la formation, le groupe d'appui des hautes personnalités, l'école de police de Oissel et l'ensemble des candidats.

REALISATION

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Textes et photographies : service d'information et de communication de la Police nationale (SICoP)

 

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